26/02/2008

Formalités bien ordonnées commencent par soi-même

Après le petit déjeuner, je tourne et vire quelques minutes, m’assurant de ne pas oublier les pellicules nécessaires à cette journée, d’avoir pris mon zoom, et suffisamment d’argent, des liasses de billets...
Je discute un peu avec Lala. Enfin nous essayons de nous comprendre. Elle m’explique le code à faire en revenant ce soir, deux coups brefs, un long... et surtout revenir avant la nuit. Les lieux ne sont pas sûrs la nuit venant, surtout pour un européen. On n’y voit rien d’autre que des ombres fugaces, des formes noires, glissantes entre les ruelles. Ca je le découvrirai ce soir...

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28/06/2007

le réel et le temps, ambassade du suspend

L'appréhension du monde a le sens qu'on veut bien lui donner.

Une voie, une unique voie, avec un simple rail, fin, droit et si limitant.
De gauche ou de droite, je ne vois que des libertés, des paysages, des chimères, des souvenirs fuguasses en paysages bucoliques ou urbain. Pourquoi? Pourquoi limiter sa vie à cet axe d'aller ou de retour, d'avenir ou de passé?

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31/01/2007

Retour dans la chambre


Je dors de ce sommeil lourd et étonnant. Ce genre de sommeil dont on sort en ayant l’impression d’avoir simplement fermé les yeux, une seconde.
Je soulève tranquillement le rideau de mes paupières pour revenir à une réalité que j’avais quitté une dizaine d’heure plus tôt.
Bien sûr, il y a ce temps d’adaptation, de l’ordre de quelques secondes, le temps de se rappeler simplement où l’on est physiquement, et puis tout se remet en marche.

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22/03/2006

19/ Premier sommeil

Cette chambre accueille mon premier sommeil sur l’île. 
C’est un sommeil de plomb, sans sursauts ni tourments, c’est un sommeil lourd, profond et éclair, ce genre de sommeil duquel on se réveille avec l’impression de n’avoir dormi qu’une seconde.
J’ouvre les yeux sur cette chambre, rassuré. 
Il fait jour depuis longtemps, il est 8h00, le jour se lève vers 5h30, je suis en retard, en quelque sorte! La rue est déjà pleine d’agitation.

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25/10/2005

17/ Sensation d’un ailleurs connu

Voilà, je m’assoie sur le grand lit et respire.
Je ressens encore une fois les choses, comme cela m’est arrivé encore ce matin au cimetière puis à la station d’essence.

Je me pose, sens les odeurs, ferme les yeux pour mieux me fondre dans l’atmosphère unique de ces retrouvailles avec un passé qui n’est pas le mien, enfin pas directement le mien.

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21/10/2005

16 / La chambre

Le soir de cette première journée est enfin venu. 
J’arrive chez mes hôtes, qui m’indiquent ma chambre. Je suis fatigué, mes pieds sont brûlants, mon t-shirt trempé. Il est 18h00, la nuit tombe, ainsi que la température.
Il émane de mes vêtements une odeur mêlée de transpiration et de produit anti-moustiques. Non seulement j’en avais vaporisé tout mon linge, mais m’en étais également enduit les jambes ainsi que les bras et mains, pour éviter absolument d’attraper le palu.

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17/10/2005

15 / L’étoile

Sous les plumes du vieillard, j’ai trouvé une étoile.
Une étoile simple, brillante, un peu; petite et discrète.
Cette étoile, je l’ai mangée et elle est montée dans ma tête, directement.
Comme une étoile du Nord, elle est un repère.

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09/10/2005

14/ Et maintenant ?

Soyons honnêtes à présent.
Maintenant que je me retrouve nu, face à moi-même, que faire?
 Désormais que rien autours de moi ne peut me servir de support sur lequel appuyer mes peurs, que rien, ni personne ne me renvoie un morceau d’histoire de ma propre vie, que les murs de la geôle dans laquelle je viens de m’enfermer, à dix mille kilomètres de l’endroit ou j’ai vu le jour sont lisses, froids, blancs et humides, que faire?
Que faire lorsque j’ai l’impression que des zombies tentent de forcer la porte de cette geôle, de cette pièce, de cette chambre, qui reste dans ma tête comme l’ambassade de ma supériorité inculquée?


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02/10/2005

13/ L'effritement

Me battre, me battre, me battre, voici tout ce que j’ai su faire jusqu’à présent.
Il faut se battre dans la vie. Ce terme a définitivement toujours eu ce double sens, que je viens juste à l’instant de saisir.
En effet, je me suis toujours battu, d’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été à contre sens, comme un saumon. 
Un instinct, une sorte de prédestination à toujours tout remettre en cause, à tout retourner dans tous les sens, voici ce qui m’anime.
Et pourquoi tout ça?

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13/09/2005

12/ Au pied du mur

Ne dit-on pas que c’est à son pied que l’on voit le mieux le mur ?
Et bien là, j’y suis, bien comme il faut. Je me suis replié pour me préserver un peu, et paf, dans la gueule. J’ai tout pris puissance dix.

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